Musique

After Co - Musique

PUBLIÉ LE 7, décembre, 2016

En avant-première au Collège des Bernardins, la pianiste Layla Ramezan présentera le 23 janvier 2017 son tout premier album en soliste intitulé 100 ans de musique classique iranienne.
Cette rencontre avec l’artiste est l’occasion de découvrir son amour pour le piano, qu’elle pratique depuis son plus jeune âge, qui lui permet aujourd’hui de rendre hommage à plus d’un siècle de tradition et de création musicale de l’Iran, son pays d’origine.

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PUBLIÉ LE 15, novembre, 2016

concert-ouverture

Ce concert d’ouverture du « Festival des Heures » vous est proposé par la Maîtrise Notre-Dame de Paris à l’occasion du dix-septième centenaire de la naissance de saint Martin (316-2016).

Un Saint très populaire

Évangélisateur de la Gaule et évêque de Tours au IVe siècle, saint Martin est universellement connu pour avoir, tandis qu’il était militaire, généreusement distribué sa solde aux nécessiteux et partagé son manteau ...

Trois questions à… Stéphane Ginsburgh à propos de « November »

ginsburgh

David Sanson : La destinée de November de Dennis Johnson (1959) est pour le moins singulière…
Stéphane Ginsburgh : La musique savante nous semble toujours revêtir une existence claire et déterminée : un compositeur écrit une pièce, elle est créée, puis éventuellement publiée. Elle vit ensuite sa vie. Cependant, l’on ne pense pas à nombre de musiques tombées dans l’oubli un temps, parfois retrouvées, souvent perdues à jamais. Cela aurait pu être le destin de November de Dennis Johnson, si par le hasard des rencontres, La Monte Young n’en avait pas parlé à Kyle Gann en lui expliquant combien la pièce l’avait influencé pour la composition de son Well-Tuned Piano. A l’aide d’un enregistrement fragmentaire fourni par Young et de notes tout aussi fragmentaires obtenues de Johnson lui-même, Kyle Gann se mit au travail afin de reconstituer cette extraordinaire pièce séminale du minimalisme américain et que le compositeur avait imaginée à l’âge d’à peine 21 ans, bien avant Cage, Feldman, Reich, Young ou Riley.

DS : Pourquoi avoir choisi de mettre cette pièce à votre répertoire ? Quel vous semble être son intérêt, pour l’interprète et pour le mélomane ?
SG : Il est difficile de réellement parler de répertoire dans le cas d’une pièce comme celle de Johnson. Il s’agit plutôt d’un morceau de trame spatio-temporelle mis en musique.
Ma longue fréquentation du minimalisme (un terme assez complexe à définir précisément tant il revêt diverses formes) américain, en particulier de Morton Feldman que j’ai longtemps pris pour le pionnier de la longueur (For Philip Guston dure près de quatre heures et demie), devait immanquablement me conduire un jour à Dennis Johnson.
C’est donc à la fois un intérêt qui s’explique naturellement mais aussi comme une tentative de compléter le tableau de ce mouvement musical que l’on peut faire remonter à Erik Satie.

DS : Qu’attendez-vous du concert du 5 novembre aux Bernardins ? Qu’espérez-vous procurer à l’auditeur ?
SG : De même qu’il est difficile de rattacher November à un répertoire, il est difficile de parler à son sujet de « musique de concert » au sens classique du terme. Comme le disait Johnson à Young : c’est « comme pousse une fleur : tu commences avec une graine et toutes ces choses poussent jusqu’à devenir de belles fleurs… » .
Établissant ultimement un lien avec son autre passion, la géométrie, dans ce rapport qu’entretient l’organique avec la mathématique. Il s’agit donc dans la longueur d’inviter l’auditeur à se plonger dans un immense dépliage sonore qui, à notre échelle et étant donné l’infinité du matériau, pourrait n’avoir ni commencement ni fin, tout comme l’univers.

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PUBLIÉ LE 20, avril, 2016

Écouter le concert Alterminimalismes XVIII : Sylvain Chauveau & Astrïd, « Espèces d’espaces ». Deux concerts qui, chacun à leur manière, sculptent l’espace sonore. Amis du silence et épris des grands espaces du sonore, enfants illégitimes de John Cage et du minimalisme américain, Astrïd comme Sylvain Chauveau s’emploient, chacun à leur manière singulière, à en faire fructifier l’héritage en le frottant à d’autres sources d’inspiration.

Enregistrement du concert le 19 février 2016 au Collège des Bernardins

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PUBLIÉ LE 13, avril, 2016

1_necks103313 (c) holimage

_ Alterminimalismes XIX

Musiciens des antipodes (de la Bretagne à l’Australie), le pianiste Melaine Dalibert et le trio The Necks ont en commun de s’aventurer, à travers leur création aux confins du silence.

Chez Melaine Dalibert, ce silence est à la fois infini et rigoureusement mesuré. Ses compositions obéissent en effet à des processus mathématiques de composition, exclusivement fondés sur ...